Notre première fois dura plusieurs jours, jamais repus, toujours à vouloir l'autre, nous étions un mélange de passion et de haine, nous avions soifs, nos ébats étaient violant, presque à la limite de la mort de l'un ou de l'autre, nous étions ivres, notre seul plaisir être l'un dans l'autre, entre deux cigarettes, deux trolls, deux blogs, deux mondes, nous partageâmes ainsi plusieurs jours. Le plus beau fut sans doute cette promenade chaotique dans la ville. C'était la grande braderie, c'était la fin de l'après midi, nous avions bu un peu, mangé un kébab et sur les fontaines nous nous étions posés pour admirer le spectacle des cartons, des papiers qui jonchaient la rue, les trottoirs, tout était merveilleux, nous aimions ce chaos dans notre passion, nous rentrions enfin, traversant le petit bois près de chez moi, nous nous allongeâmes sur une terrasse d'ardoise au bord de l'eau, nous étions bien, nous embrassant, nous écumant, cherchant l'apaisement dans nos deux corps. J'étais en ovulation, mais une opération du col, dû à un début de cancer me disait que je ne pouvais plus avoir d'enfant, chose qui m'avait été confirmée avec mon vieux compagnon, pas de grossesse, pas de protection depuis plus d'un an. J'étais tranquille et j'aimais tant sentir votre semence dans mon corps, sentir votre liquide couler entre mes jambes, être humide de vous. C'était la pleine lune ce soir là, nous l'avions observée longuement puis nous faisions l'amour sur le chemin du retour, nous finissions dans le lit, le divan, le matelas que j'avais installé dans le salon, tout était propice à satisfaire notre désir le plus vite possible. Nos sexes devenaient douloureux, nous commencions à brûler vraiment. Tout était merveilleux. Vous aviez des nuits agitées, imaginant la chambre de ma fille comme un repère de reptiles et de monstres en tout genre. Vous nous deviniez ogresse, votre esprit fertile, vos expériences, vos luttes intérieures pour demeurer libre et affranchi de tout. Vous me fasciniez, j'aimais tout votre être, le manipulateur, le séducteur, le génie créateur, le côté très intègre de votre être, vous ne mentiez jamais, vous étiez mon idéal, et surement celui de beaucoup d'autres femmes, je vous tenais, je vous possédais enfin.